Judith Grunberger

La peinture, son premier amour

Le premier amour de Judith Grunberger est la peinture. Elle peint pour visualiser l’intériorité, pour exorciser des images invisibles issues d’une mémoire enfouie. Comme les anciennes peintures murales qui possèdent cette richesse du temps qui passe, et le souvenir de ce qui fut.

Sa recherche est sans fin : que montrer, que faire disparaître ? L’image doit céder la place à ce qui est montrable, la peinture doit faire oublier la représentation. Le collage est en combat avec la peinture, des couches se succèdent en laissant toujours un souvenir de ce qu’il y eut. Les choses sont floues, comme si elle n’y avait elle-même pas accès.

Peindre devient alors un besoin incontournable, un rituel intérieur, pour le plaisir du pinceau qui arrache la peinture et nous rapproche de l’essentiel. Et où elle laisse un morceau d’elle-même.

La noirceur de la photo 

photo noir et blac de judith grunberger, fenêtreJudith Grunberger s’est mise à faire des photos il y a un an et demi. Elle s’était cassé l’épaule et peindre était devenu impossible. Elle a commencé à s’intéresser de plus près à la caméra de son smartphone, et a très vite été mordue. Toute une recherche s’en est suivie, et continue.

La peinture intervient aussi dans certains cas : l’idéal serait de pouvoir les unir le plus possible. 

Dans la photo, elle réussit mieux à exprimer une certaine noirceur, un reflet d’elle qui ne transparaissait pas souvent de ses peintures. Ses sujets sont variés, et reflètent simplement des instants de vie. 

Elle fait de la photographie sans être photographe, c’est une rencontre qui a changé sa vie !

Expositions

Judith Grunberger a exposé ses peintures à L’Harmonium en août 2015, et en janvier 2017 à l’occasion de la première édition de l’exposition collective Pic’Pluk.

Elle expose ses photos du 2 au 27 novembre (vernissage le samedi 2 novembre à partir de 18h30)